Plus ou moins égoïstes… plus ou moins concerné•es…
Comment ne pas finir consterné•es ?

 

  • Débat animé par Marc Rosmini, philosophe et enseignant,avec

  • Mathilde Chaboche, adjointe à l’urbanisme et au développement harmonieux de la ville de Marseille et

  • Philippe Cahn, adjoint aux espaces verts à la mairie du premier secteur de Marseille.

« Madame, moi, j’adore me balader à poil dans mon appartement : vous n’allez quand même pas me mettre cet immeuble en face ? » Cette remarque faite par l’un des participants à une réunion publique sur un projet d’urbanisme illustre bien la complexité de l’exercice, et les injonctions contradictoires auxquelles les élu•es font face.

Dans le cadre de différents projets, concernant aussi bien des programmes immobiliers que les parcs et jardins, la nouvelle équipe municipale a en effet mis en place plusieurs dispositifs de concertation avec les citoyennes et les citoyens. Ces expériences s’avèrent à la fois intéressantes et complexes.

Dans une perspective d’avancée démocratique et de rupture avec la verticalité et l’opacité des décisions politiques, il est essentiel de donner la parole au plus grand nombre (car l’avenir de nos villes constitue un enjeu d’intérêt général) et en priorité à celles et ceux dont l’existence sera directement impactée par les décisions.

Toutefois, ces procédures participatives ou délibératives ne sont pas sans ambiguïtés. En effet, chacun de nous accorde une importance variable d’une part à ce qu’on peut appeler l’ « intérêt général » (qui est censé constituer le cap principal de l’action politique) et d’autre part à ses propres intérêts purement privés (par exemple, se « balader à poil » chez soi), voire égoïstes.

La question qui se pose est donc de savoir quels sont les types de dispositifs participatifs permettant à chacun de défendre son point de vue, mais aussi d’opérer finalement des arbitrages favorables au plus grand nombre, sans que les intérêts de telle ou telle personne ou groupe de personnes ne conduisent à la paralysie.

L’objectif de ce débat sera d’analyser certains dispositifs déjà mis en place, en mettant en avant leur fécondité et leur pertinence mais aussi leurs limites. A partir de cette analyse, nous tenterons collectivement d’imaginer des améliorations possibles. Ces dernières pourront être mises en place concrètement et de manière assez rapide dans le cadre de deux ou trois projets en cours, qui serviront ainsi de laboratoire de la participation citoyenne et, espérons le, de modèles.

Le 12 mai  à 18h30

Les Danaïdes
6 square Stalingrad, 13001 Marseille

Merci de confirmer votre participation sur hello@madmars.fr